Romain, militant de l'association ACARM09 pour l'accueil des migrants dans le Couserans, devant le graffiti "Où va-t-on?", Saint-Girons, Ariège.  Mamadou raconte à Romain, bénévole à ACARM09, son périple via la Libye, la Méditerranée, les Alpes, avant d'arriver en Ariège et suivre un long parcours de demandeur d asile. Regularisé, il est aujourd'hui logé grâce a l'association dans cet appartement de centre-ville, Saint-Girons Ariège. Un tas de vieux cageots et une poupée par-terre comme un symbole de ces vies brisées chez un militant d'un collectif pour l'accueil des migrants, Ariège. Une femme se prépare à quitter l'hébergement d'urgence du 115 avec sa famille pour un nouvel endroit encore inconnu, aidée par des militants d'un collectif, avant l'intervention de la police à la fin de la trève hivernale, Saverdun, Ariège Refuge du 115 pour migrants qui n'ont pas d'autres choix pendant l'hiver, Ariège L'hôtel La Rocade en périphérie de Pamiers héberge aux frais du gouvernement français les migrants sous OQTF sur le point d'être expulsés dans leur pays d'origine, Pamiers, Ariège Un militant raccompagne une femme refugiée à son lieu de vie provisoire où elle vit en famille, Ariège Les mains d'un enfant qui se tient près de sa famille dans un bureau désaffecté servant de logement provisoire, Ariège Dalanda, dans sa chambre au CADA,  vit un moment particulier car elle a obtenu après deux ans une protection subsidiaire en appel après le rejet de sa demande pour le statut de réfugié. Cela lui donne le droit d'avoir une carte de resident pour quatre ans, ainsi que des devoirs. C'est une bonne nouvelle, mais qui lui fait peur, car elle devra quitter ce lieu dans lequel elle avait pris des habitudes, rencontré d'autres mères seules avec enfants qui partageaient les mêmes souffrances et espoirs, Le Fossat, Ariège Un frigo et quelques legumes dans le refuge d'une famille de migrants, Ariège Bernard, membre du Collectif Montbrun-Bocage pour l'accueil des migrants, tient le stand comme tous les dimanches au marché de Montbrun-Bocage. Il leur consacre tout son temps, qu'ils soient demandeurs d'asile ou deboutés et sans solutions : il sillonne les routes dans son fourgon pour débrouiller des situations complexes du lundi matin au dimanche soir et du 1er janvier au 31 décembre. Montbrun-Bocage, Ariege Stand solidaire d'une famille de migrants au marché du Mas d Azil, Ariège Le marché d'Engomer où tous les vendeurs sont des producteurs locaux dont la plupart solidaires de la cause des migrants, Engomer, Ariège Une activist d'ACARM09 pour la cause des migrants et bénévole à l'épicerie solidaire dans son village de montagne, Audressein, Ariège Réunion de l'association ACARM09 avec les membres tous bénévoles et militants pour la cause des migrants dans le Couserans, Ariège Réunion de l'association ACARM09 avec les membres tous bénévoles et militants pour la cause des migrants dans le Couserans, Ariège Réunion de l'association ACARM09 avec les membres tous bénévoles et militants pour la cause des migrants dans le Couserans, Ariège  Une famille de migrants, sur le point d'être expulsée du territoire, est accueillie par une famille française militante pour quelques mois dans leur maison, Ariège Marie-Claude, militante, bénévole, ancienne professeure des écoles, a construit sa vie dans un engagement solidaire international. Cofondatrice et toujours membre de l'Association ACARM09, elle continue d'aider les familles de migrants notamment pour sauver les enfants, Engomer, Ariège L'affiche de l'association Cent pour un toit à l'arrière de la voiture d'une militante, Ariège Mireille, trésorière de l'association Cent pour un toit Ariège, devant le Secours Populaire, tombe sur une bénévole de l'association avec à son bord une migrante et son bébé à la rue. Une réunion de crise s'improvise alors, Pamiers, Ariège Dans les bureaux du Secours Populaire, Mireille, militante de Cent pour un Toit, aide un jeune migrant à remplir des papiers obligatoires afin qu'il puisse poursuivre son parcours vers l'obtention du statut de réfugié, Pamiers, Ariège Dans les bureaux du Secours Populaire, Mireille, militante de Cent pour un Toit, aide à remplir des papiers administratifs divers en soutien aux familles de demandeurs d'asile, Pamiers, Ariège Dans les bureaux du Secours Populaire, un caddy rempli de nourriture est prêt à être donné à une famille pour tenir une semaine, Pamiers, Ariège Réunion mensuelle entre les associations de solidarité dans les locaux d'Emmaus Pamiers, Ariège Mireille participe à la  reunion mensuelle des associations de solidarité d'Ariège dans les locaux d'Emmaus, avec les membres du RESF, de la Ligue des Droits de l Homme, du Secours Catholique, du Secours Populaire... Femme engagée depuis toujours et médecin à la retraite,  trésorière, une des animatrices de l'association Cent pour un toit Ariege basée à Pamiers, elle est revenue après une vie passée ailleurs, dans ce département où elle est née. Pamiers, Ariège Distribution des cadeaux de Noël aux enfants des familles de migrants par les associations de solidarité, Pamiers Dalanda, demandeuse d'asile, et Benoit, apiculteur bio, s'occupent des ruches. Grâce au programme « Planter pour s'implanter, » initié par son CADA, Dalanda rencontrait une fois par semaine Benoit afin de participer à une activité pour tromper le désœuvrement lié à sa condition : interdiction de travailler, de conduire, difficulté à parler français et sentiment d'isolement et d'attente angoissante d'un éventuel refus de régularisation. Une relation de confiance simple et souvent silencieuse est née, Daumazan sur Arize, Ariege Dalanda, demandeuse d'asile, et Benoit, apiculteur bio, s'occupent des ruches. Grâce au programme « Planter pour s'implanter, » initié par son CADA, Dalanda rencontrait une fois par semaine Benoit afin de participer à une activité pour tromper le désœuvrement lié à sa condition : interdiction de travailler, de conduire, difficulté à parler français et sentiment d'isolement et d'attente angoissante d'un éventuel refus de régularisation. Une relation de confiance simple et souvent silencieuse est née, Daumazan sur Arize, Ariege Dalanda, demandeuse d'asile, et Benoit, apiculteur bio, s'occupent des ruches. Grâce au programme « Planter pour s'implanter, » initié par son CADA, Dalanda rencontrait une fois par semaine Benoit afin de participer à une activité pour tromper le désœuvrement lié à sa condition : interdiction de travailler, de conduire, difficulté à parler français et sentiment d'isolement et d'attente angoissante d'un éventuel refus de régularisation. Une relation de confiance simple et souvent silencieuse est née, Daumazan sur Arize, Ariege Portrait de Dalanda, migrante, mère seule de cinq enfants, demandeuse d'asile pendant deux ans, elle vient d'obtenir un statut de protection internationale, Daumazan sur Arize Une femme refugiée, n'habitant plus au CADA, apprend la mobilité par les transports publics dans un territoire rural, Ariège Facade de l'Instep, un organisme d'apprentissage où étrangers et refugiés peuvent suivre des cours de français, Foix, Ariège Dalanda, ici dans la salle de classe de français, a déménagé à Foix en juillet 2019 après deux années passées dans le CADA au Fossat en tant que demandeuse d'asile. Désormais légale en France, après un long périple de l'Afrique à l'Europe jusqu'en France, elle s'occupe seule de ses cinq enfants et reste très isolée, coupée des personnes rencontrées au CADA , Foix, Ariège Dalanda, ici dans la salle de classe de français, a déménagé à Foix en juillet 2019 après deux années passées dans le CADA au Fossat en tant que demandeuse d'asile. Désormais légale en France, après un long périple de l'Afrique à l'Europe jusqu'en France, elle s'occupe seule de ses cinq enfants et reste très isolée, coupée des personnes rencontrées au CADA , Foix, Ariège Portrait de Mireille au téléphone : cette militante d'expérience de Cent pour Un Toit  s'acharne à résoudre de nombreux problèmes par téléphone. C'est un trait commun à tous les aidants, bénévoles et militants qui passent leur vie dans leur voiture personnelle ou sur leur portable pour sortir des gens de l'impasse, Pamiers, Ariège Dalanda pose devant les cartes du monde dans la salle de classe de français, résumant son long voyage de l'Afrique à l'Europe jusqu'en Ariège : encore très seule, mais désormais légale en France, elle peut prétendre à reconstruire sa vie avec ses cinq enfants. Foix, Ariège Bertrand pose à un carrefour qu'il empreinte souvent au cours de ses nombreux déplacements : impliqué dans de nombreuses associations ariégeoises pour la cause des migrants, l'écologie sociale et solidaire, le mouvement Colibri, il trouve naturellement une cohérence à tout cela par l'action locale et les réseaux d'entraide : tout est lié. Cazère, Ariege 
 — 
index

L'Ariège, un espace-refuge pour les migrants et les militants

infos 

Romain, militant de l'association ACARM09 pour l'accueil des migrants dans le Couserans, devant le graffiti "Où va-t-on?", Saint-Girons, Ariège.  Mamadou raconte à Romain, bénévole à ACARM09, son périple via la Libye, la Méditerranée, les Alpes, avant d'arriver en Ariège et suivre un long parcours de demandeur d asile. Regularisé, il est aujourd'hui logé grâce a l'association dans cet appartement de centre-ville, Saint-Girons Ariège. Un tas de vieux cageots et une poupée par-terre comme un symbole de ces vies brisées chez un militant d'un collectif pour l'accueil des migrants, Ariège. Une femme se prépare à quitter l'hébergement d'urgence du 115 avec sa famille pour un nouvel endroit encore inconnu, aidée par des militants d'un collectif, avant l'intervention de la police à la fin de la trève hivernale, Saverdun, Ariège Refuge du 115 pour migrants qui n'ont pas d'autres choix pendant l'hiver, Ariège L'hôtel La Rocade en périphérie de Pamiers héberge aux frais du gouvernement français les migrants sous OQTF sur le point d'être expulsés dans leur pays d'origine, Pamiers, Ariège Un militant raccompagne une femme refugiée à son lieu de vie provisoire où elle vit en famille, Ariège Les mains d'un enfant qui se tient près de sa famille dans un bureau désaffecté servant de logement provisoire, Ariège Dalanda, dans sa chambre au CADA,  vit un moment particulier car elle a obtenu après deux ans une protection subsidiaire en appel après le rejet de sa demande pour le statut de réfugié. Cela lui donne le droit d'avoir une carte de resident pour quatre ans, ainsi que des devoirs. C'est une bonne nouvelle, mais qui lui fait peur, car elle devra quitter ce lieu dans lequel elle avait pris des habitudes, rencontré d'autres mères seules avec enfants qui partageaient les mêmes souffrances et espoirs, Le Fossat, Ariège Un frigo et quelques legumes dans le refuge d'une famille de migrants, Ariège Bernard, membre du Collectif Montbrun-Bocage pour l'accueil des migrants, tient le stand comme tous les dimanches au marché de Montbrun-Bocage. Il leur consacre tout son temps, qu'ils soient demandeurs d'asile ou deboutés et sans solutions : il sillonne les routes dans son fourgon pour débrouiller des situations complexes du lundi matin au dimanche soir et du 1er janvier au 31 décembre. Montbrun-Bocage, Ariege Stand solidaire d'une famille de migrants au marché du Mas d Azil, Ariège Le marché d'Engomer où tous les vendeurs sont des producteurs locaux dont la plupart solidaires de la cause des migrants, Engomer, Ariège Une activist d'ACARM09 pour la cause des migrants et bénévole à l'épicerie solidaire dans son village de montagne, Audressein, Ariège Réunion de l'association ACARM09 avec les membres tous bénévoles et militants pour la cause des migrants dans le Couserans, Ariège Réunion de l'association ACARM09 avec les membres tous bénévoles et militants pour la cause des migrants dans le Couserans, Ariège Réunion de l'association ACARM09 avec les membres tous bénévoles et militants pour la cause des migrants dans le Couserans, Ariège  Une famille de migrants, sur le point d'être expulsée du territoire, est accueillie par une famille française militante pour quelques mois dans leur maison, Ariège Marie-Claude, militante, bénévole, ancienne professeure des écoles, a construit sa vie dans un engagement solidaire international. Cofondatrice et toujours membre de l'Association ACARM09, elle continue d'aider les familles de migrants notamment pour sauver les enfants, Engomer, Ariège L'affiche de l'association Cent pour un toit à l'arrière de la voiture d'une militante, Ariège Mireille, trésorière de l'association Cent pour un toit Ariège, devant le Secours Populaire, tombe sur une bénévole de l'association avec à son bord une migrante et son bébé à la rue. Une réunion de crise s'improvise alors, Pamiers, Ariège Dans les bureaux du Secours Populaire, Mireille, militante de Cent pour un Toit, aide un jeune migrant à remplir des papiers obligatoires afin qu'il puisse poursuivre son parcours vers l'obtention du statut de réfugié, Pamiers, Ariège Dans les bureaux du Secours Populaire, Mireille, militante de Cent pour un Toit, aide à remplir des papiers administratifs divers en soutien aux familles de demandeurs d'asile, Pamiers, Ariège Dans les bureaux du Secours Populaire, un caddy rempli de nourriture est prêt à être donné à une famille pour tenir une semaine, Pamiers, Ariège Réunion mensuelle entre les associations de solidarité dans les locaux d'Emmaus Pamiers, Ariège Mireille participe à la  reunion mensuelle des associations de solidarité d'Ariège dans les locaux d'Emmaus, avec les membres du RESF, de la Ligue des Droits de l Homme, du Secours Catholique, du Secours Populaire... Femme engagée depuis toujours et médecin à la retraite,  trésorière, une des animatrices de l'association Cent pour un toit Ariege basée à Pamiers, elle est revenue après une vie passée ailleurs, dans ce département où elle est née. Pamiers, Ariège Distribution des cadeaux de Noël aux enfants des familles de migrants par les associations de solidarité, Pamiers Dalanda, demandeuse d'asile, et Benoit, apiculteur bio, s'occupent des ruches. Grâce au programme « Planter pour s'implanter, » initié par son CADA, Dalanda rencontrait une fois par semaine Benoit afin de participer à une activité pour tromper le désœuvrement lié à sa condition : interdiction de travailler, de conduire, difficulté à parler français et sentiment d'isolement et d'attente angoissante d'un éventuel refus de régularisation. Une relation de confiance simple et souvent silencieuse est née, Daumazan sur Arize, Ariege Dalanda, demandeuse d'asile, et Benoit, apiculteur bio, s'occupent des ruches. Grâce au programme « Planter pour s'implanter, » initié par son CADA, Dalanda rencontrait une fois par semaine Benoit afin de participer à une activité pour tromper le désœuvrement lié à sa condition : interdiction de travailler, de conduire, difficulté à parler français et sentiment d'isolement et d'attente angoissante d'un éventuel refus de régularisation. Une relation de confiance simple et souvent silencieuse est née, Daumazan sur Arize, Ariege Dalanda, demandeuse d'asile, et Benoit, apiculteur bio, s'occupent des ruches. Grâce au programme « Planter pour s'implanter, » initié par son CADA, Dalanda rencontrait une fois par semaine Benoit afin de participer à une activité pour tromper le désœuvrement lié à sa condition : interdiction de travailler, de conduire, difficulté à parler français et sentiment d'isolement et d'attente angoissante d'un éventuel refus de régularisation. Une relation de confiance simple et souvent silencieuse est née, Daumazan sur Arize, Ariege Portrait de Dalanda, migrante, mère seule de cinq enfants, demandeuse d'asile pendant deux ans, elle vient d'obtenir un statut de protection internationale, Daumazan sur Arize Une femme refugiée, n'habitant plus au CADA, apprend la mobilité par les transports publics dans un territoire rural, Ariège Facade de l'Instep, un organisme d'apprentissage où étrangers et refugiés peuvent suivre des cours de français, Foix, Ariège Dalanda, ici dans la salle de classe de français, a déménagé à Foix en juillet 2019 après deux années passées dans le CADA au Fossat en tant que demandeuse d'asile. Désormais légale en France, après un long périple de l'Afrique à l'Europe jusqu'en France, elle s'occupe seule de ses cinq enfants et reste très isolée, coupée des personnes rencontrées au CADA , Foix, Ariège Dalanda, ici dans la salle de classe de français, a déménagé à Foix en juillet 2019 après deux années passées dans le CADA au Fossat en tant que demandeuse d'asile. Désormais légale en France, après un long périple de l'Afrique à l'Europe jusqu'en France, elle s'occupe seule de ses cinq enfants et reste très isolée, coupée des personnes rencontrées au CADA , Foix, Ariège Portrait de Mireille au téléphone : cette militante d'expérience de Cent pour Un Toit  s'acharne à résoudre de nombreux problèmes par téléphone. C'est un trait commun à tous les aidants, bénévoles et militants qui passent leur vie dans leur voiture personnelle ou sur leur portable pour sortir des gens de l'impasse, Pamiers, Ariège Dalanda pose devant les cartes du monde dans la salle de classe de français, résumant son long voyage de l'Afrique à l'Europe jusqu'en Ariège : encore très seule, mais désormais légale en France, elle peut prétendre à reconstruire sa vie avec ses cinq enfants. Foix, Ariège Bertrand pose à un carrefour qu'il empreinte souvent au cours de ses nombreux déplacements : impliqué dans de nombreuses associations ariégeoises pour la cause des migrants, l'écologie sociale et solidaire, le mouvement Colibri, il trouve naturellement une cohérence à tout cela par l'action locale et les réseaux d'entraide : tout est lié. Cazère, Ariege 

– close –

L'Ariège, un espace-refuge pour les migrants et les militants

SERIES DISPONIBLE SUR HANS LUCAS

L'Ariège est souvent vue comme une terre des possibles. Ses puissants réseaux de solidarité témoignent d'une forte mobilisation. L'histoire des migrants d'aujourd'hui, aux conditions diverses mais souvent désespérées, révèlent combien ce territoire s'identifie à espace-refuge, dont les traditions de solidarité et de résistance montagnardes sont ancrées dans les consciences engagées des militants. Eux-mêmes ne sont pas forcément des natifs de l'Ariège, parfois descendants revenus au pays à la retraite ou "néos" dont les nombreux voyages et expériences les ont impliqués directement dans les questions de solidarité internationale. En collaboration avec des chercheurs géographes du CNRS dont l'objet de recherche porte sur la dynamique des migrations internationales, je suis allée rencontrer ces nouveaux habitants possédant des parcours de vie marqués par des mobilités internationales volontaires ou subies. 
Le mot "accueil" renvoie souvent à un sentiment positif et plein. Pourtant, ce roadtrip photographique, à la rencontre d'individus fondamentalement liées par un pacte de solidarité dans les espaces publics comme sur les marchés, dans les espaces privés, voire cachés ou dans les locaux associatifs, a permis de découvrir que le plus souvent l'accueil reste incertain, provisoire, aux contours imprécis, inachevé. De Pamiers à Saint-Girons, en passant par Foix, Carla-Bayle, Le Fossat, Montbrun-Bocage, Daumazan-sur-Arize, Audressein, Engomer, depuis janvier 2019, la trame se tisse inlassablement au travers de récits de vie par bribes, ceux des migrants et ceux des militants, qui par leur courage et leur engagement interrogent sans-cesse le contenu du mot "accueil". Chacun en cherche le coeur et pour cela tourne autour des marges du légal, du clandestin, du sans-solution, du possible ou de l'impossible.