Dalanda dans sa salle de Classe de Français, Foix, Octobre 2019. Vue de Foix depuis l'Instep où Dalanda apprend le Français, Octobre 2019. Quand elle était demandeuse d'Asile, Dalanda a pu passer du temps avec un apiculteur du coin dans le cadre d'échanges organisés par le CADA, Avril 2019. Romain, militant pour un accueil digne des migrants en Ariège a lui même beaucoup voyagé et fait l'expérience d'être un étranger sans ressource ailleurs, Saint-Girons, Juin 2019. Vue des Pyrénées sur les routes d'Ariège Romain cherche aussi à relier les générations entre elles, créer du lien dans les campagnes en utilisant des moyens innovants et écologiques, comme le triporteur, Lescure, Mars 2020 Marché d'Engorger, Novembre 2019 Stand ACARM09 pour l'accueil des migrants, Engomer, novembre 2019. Deux familles d'exilés à Engomer, protégées par l'association ACARM09, Février 2020 Paysage Arigeois vers Camarade, Mars 2019 Le Hangar des Vieilles Mécaniques, Ferme du Cap de la Goutte, Juillet 2019 Roberto, fermier d'origine suisse au Cap de la goutte prônant la traction animale et le meilleur de la biodynamie, Juillet 2019 Paysage vue de la ferme du Cap de la Goutte, Juillet 2019 Les Chevaux de Roberto, Cap de la Goutte, Juin 2019 Scène de ramassage du foin en traction animale, au Cap de la Goutte, juillet 2019 Retour du foin à la grange, Juillet 2019 Atelier textile bio de Véronika, ferme du Cap de la Goutte, Mars 2020 Travaux dans la maison tout en matériaux naturels chez Véronika et Roberto, Cap de la Goutte, Octobre 2019 Jessica, costaricienne, locataire au Cap de la Goutte, Février 2020 Jessica en famille au Marché du Mas d'Azil, Février 2020 Ciel d'Orage sur les Pyrénées et dans la vallée, Cap de la Goutte, juillet 2020 Parvis de la Maternité de Saint-Girons, Février 2020 Lucie, sage-femme, venue de Belgique à la recherche de la paysannerie, Saint-Girons, Février 2020 Lucie, chez elle, avec une jeune vache que le couple vient d'acquérir, Durban sur Arize, Mai 2020 Paysage de Durban Sur Arize, vue de chez le couple Belge Chez Lucie et Sébastien, belges venus expérimenter d'autres modes de vie, dont la vie en yourte dans une communauté, puis à la ferme du Cap de la Goutte et maintenant chez eux avec un petit lopin de terre, novembre 2019 Le plus jeune fils de Lucie et Sébastien avec un chaton trouvé tout juste recueilli, octobre 2020 Les deux frères suivent les chemins empruntés par leurs parents avec l'inscousciance des enfants de leur âge. Sébastien doit tenir solidement le fil de son idéal constamment malmené par les besoins parfois contradictoires d'une vie de famille fondée sur des principes et des pratiques opposés à la consommation de masse, Durban sur Arize, Octobre 2020 L'ancrage familial s'est fait sentir après quatre années d'expérimentation : Lucie et Sébastien vont rebâtir une maison de pierre pour enraciner un temps leur foyer, Durban sur Arize, octobre 2020 Paysage non loin de Montbrun-Bocage, haut lieu de la néo ruralité en Ariège, Mars 2019 Chez Bernard, un militant infatigable du Collectif Montbrun pour l'accueil des migrants : il défend ceux qui se retrouvent plus bas que terre, Avril 2019 Bernard sur le stand du Collectif Montbrun pour la solidarité envers les migrants, Juillet 2019 Fin de la trêve hivernale pour une famille d'exilés sans solution, que Bernard va transférer avant qu'elle ne soit évacuée par les forces de l'ordre dans une famille d'accueil, avril 2019 Medit'action pour Julie, experte certifiée yoga Lu Jong, venue des Alpes Italiennes en famille s'installer dans un lieu dit Cap del Pouech au Mas d'Azil, Mars 2021. Hervé, le mari de Julie, vient à pieds avec ses animaux faire le marché du Mas d'Azil tous les mercredi, juillet 2019 Hervé est "Amchi", médecin traditionnel tibétain et ancre sa vie de famille tournée sur la nature au milieu des terres qu'ils viennent d'acquérir pour monter un écodomaine, Octobre 2019 Paysage du Cap del Pouech, un lieu "puissant", qui les attendait, sont les mots d'Hervé au sujet de leur domaine, Octobre 2019. Les animaux en liberté chez Julie et Hervé, au Cap del Pouech, Octobre 2019. Sonam, leur plus jeune fils, février 2020 Sonam dans sa chambre couverte de posters du monde vivant, février 2020 Zoïs, le frère aîné de Sonam, a embrassé spontanément les choix de ses parents des Alpes  Italiennes aux Pyrénées françaises, Juin 2019 L'ordinateur familial avec l'image d'un chien de berger, Cap del Pouech, Mai 2019 Zoïs est presqu'un berger accompli désormais et fait un tour de France des Bergeries en solitaire avant sa future installation, peut-être chez ses parents, au Cap del Pouech, Mars 2021 
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PAR PUR PAR HASARD

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Dalanda dans sa salle de Classe de Français, Foix, Octobre 2019. Vue de Foix depuis l'Instep où Dalanda apprend le Français, Octobre 2019. Quand elle était demandeuse d'Asile, Dalanda a pu passer du temps avec un apiculteur du coin dans le cadre d'échanges organisés par le CADA, Avril 2019. Romain, militant pour un accueil digne des migrants en Ariège a lui même beaucoup voyagé et fait l'expérience d'être un étranger sans ressource ailleurs, Saint-Girons, Juin 2019. Vue des Pyrénées sur les routes d'Ariège Romain cherche aussi à relier les générations entre elles, créer du lien dans les campagnes en utilisant des moyens innovants et écologiques, comme le triporteur, Lescure, Mars 2020 Marché d'Engorger, Novembre 2019 Stand ACARM09 pour l'accueil des migrants, Engomer, novembre 2019. Deux familles d'exilés à Engomer, protégées par l'association ACARM09, Février 2020 Paysage Arigeois vers Camarade, Mars 2019 Le Hangar des Vieilles Mécaniques, Ferme du Cap de la Goutte, Juillet 2019 Roberto, fermier d'origine suisse au Cap de la goutte prônant la traction animale et le meilleur de la biodynamie, Juillet 2019 Paysage vue de la ferme du Cap de la Goutte, Juillet 2019 Les Chevaux de Roberto, Cap de la Goutte, Juin 2019 Scène de ramassage du foin en traction animale, au Cap de la Goutte, juillet 2019 Retour du foin à la grange, Juillet 2019 Atelier textile bio de Véronika, ferme du Cap de la Goutte, Mars 2020 Travaux dans la maison tout en matériaux naturels chez Véronika et Roberto, Cap de la Goutte, Octobre 2019 Jessica, costaricienne, locataire au Cap de la Goutte, Février 2020 Jessica en famille au Marché du Mas d'Azil, Février 2020 Ciel d'Orage sur les Pyrénées et dans la vallée, Cap de la Goutte, juillet 2020 Parvis de la Maternité de Saint-Girons, Février 2020 Lucie, sage-femme, venue de Belgique à la recherche de la paysannerie, Saint-Girons, Février 2020 Lucie, chez elle, avec une jeune vache que le couple vient d'acquérir, Durban sur Arize, Mai 2020 Paysage de Durban Sur Arize, vue de chez le couple Belge Chez Lucie et Sébastien, belges venus expérimenter d'autres modes de vie, dont la vie en yourte dans une communauté, puis à la ferme du Cap de la Goutte et maintenant chez eux avec un petit lopin de terre, novembre 2019 Le plus jeune fils de Lucie et Sébastien avec un chaton trouvé tout juste recueilli, octobre 2020 Les deux frères suivent les chemins empruntés par leurs parents avec l'inscousciance des enfants de leur âge. Sébastien doit tenir solidement le fil de son idéal constamment malmené par les besoins parfois contradictoires d'une vie de famille fondée sur des principes et des pratiques opposés à la consommation de masse, Durban sur Arize, Octobre 2020 L'ancrage familial s'est fait sentir après quatre années d'expérimentation : Lucie et Sébastien vont rebâtir une maison de pierre pour enraciner un temps leur foyer, Durban sur Arize, octobre 2020 Paysage non loin de Montbrun-Bocage, haut lieu de la néo ruralité en Ariège, Mars 2019 Chez Bernard, un militant infatigable du Collectif Montbrun pour l'accueil des migrants : il défend ceux qui se retrouvent plus bas que terre, Avril 2019 Bernard sur le stand du Collectif Montbrun pour la solidarité envers les migrants, Juillet 2019 Fin de la trêve hivernale pour une famille d'exilés sans solution, que Bernard va transférer avant qu'elle ne soit évacuée par les forces de l'ordre dans une famille d'accueil, avril 2019 Medit'action pour Julie, experte certifiée yoga Lu Jong, venue des Alpes Italiennes en famille s'installer dans un lieu dit Cap del Pouech au Mas d'Azil, Mars 2021. Hervé, le mari de Julie, vient à pieds avec ses animaux faire le marché du Mas d'Azil tous les mercredi, juillet 2019 Hervé est "Amchi", médecin traditionnel tibétain et ancre sa vie de famille tournée sur la nature au milieu des terres qu'ils viennent d'acquérir pour monter un écodomaine, Octobre 2019 Paysage du Cap del Pouech, un lieu "puissant", qui les attendait, sont les mots d'Hervé au sujet de leur domaine, Octobre 2019. Les animaux en liberté chez Julie et Hervé, au Cap del Pouech, Octobre 2019. Sonam, leur plus jeune fils, février 2020 Sonam dans sa chambre couverte de posters du monde vivant, février 2020 Zoïs, le frère aîné de Sonam, a embrassé spontanément les choix de ses parents des Alpes  Italiennes aux Pyrénées françaises, Juin 2019 L'ordinateur familial avec l'image d'un chien de berger, Cap del Pouech, Mai 2019 Zoïs est presqu'un berger accompli désormais et fait un tour de France des Bergeries en solitaire avant sa future installation, peut-être chez ses parents, au Cap del Pouech, Mars 2021 

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PAR PUR PAR HASARD

Par Pur Par Hasard 2019-2021

Ce projet photographique est un maillage de rencontres de tout un monde “étranger” venu se nicher en Ariège, à la fois un paysage fort de son identité pyrénéenne et espace d’activités caractéristiques du milieu rural. Ces personnes ont longtemps voyagé, souvent de nationalités étrangères mélangeant leurs cultures d’origines à d’autres, puis sont arrivés dans ce territoire avec leurs richesses intérieures, leurs compétences, leurs savoir-faire, leurs tentatives précédentes, leurs utopies ou leur rage de survivre.

Un travail de recherche au long cours de géographes démarre en 2017 sur la dynamique des migrations internationales dans les campagnes françaises, dans le cadre du projet CAMIGRI / CNRS ; je les rejoins en 2019. Pour me lancer et me raccrocher au travail entamé, j’ai reçu, entre autres, des documents statistiques, des tableaux excel avec des noms, des adresses, des professions. J’ai consulté des cartes quantitatives peu lisibles pour la profane que j’étais. Il n’y a pas que les photographes qui arpentent le monde et l’interprêtent : les sciences humaines offrent des perspectives fécondes et stimulantes pour tout photographe, cherchant la justesse, la possibilité d’affiner, de ne pas faire fausse route emporté dans un élan de préjugés positifs ou négatifs. 

Depuis le début de mes échanges avec les géographes, je n’ai eu de cesse d’assouvir ma curiosité envers ces personnes définies par des chiffres, des ronds et des résumés nominatifs. Leur rendre leurs visages, leurs corps, ressentir leurs activités en projet, les voir vivre en somme, les connaître et les reconnaître, puis traduire à mon tour la profondeur de leurs présences sur ces terres ont été mes guides absolus dans cette aventure.