Dalanda a fui la Guinée Bissau seule avec 5 enfants. La traversée de la Méditerranée, l'Espagne, puis l'Ariège jalonnent son parcours de femme migrante, tout juste régularisée après 2 ans au CADA du Carla-Bayle.
Désormais à Foix où elle poursuit son intégration, elle suit les cours de français obligatoires.
Son passage au CADA lui a permis de rencontrer Benoît, apiculteur du coin, auprès de qui elle a pu avoir une activité régulière dans le cadre de "Planter pour s'implanter"
Romain, bénévole d'Acarm, association solidaire de la cause des exilés, discute avec Mamadou, relogé par l'association dans un appartement de Saint-Girons avec sa famille.
Le Salat et la grande place arborée de Saint Girons où se tient le célèbre marché hebdomadaire : lieu de rencontre entre les producteurs, les habitantes, les réseaux et collectifs associatifs de solidarité
Romain est très impliqué dans sa vie citoyenne à St Girons : membre de l'association Acarm, il est aussi actif pour améliorer l'accès à la culture et le bien-être environnemental de la ville.
Vue du marché d'Engomer, un hameau très actif auprès des migrants, fidèle à l'esprit fraternité des montagnes Pyrénéennes qui sont un seuil historique de passages d'exilés
Le Stand d'Acarm, tenu par une demandeuse d'asile protégée, logée et accompagnée par l'association Acarm, marché d'Engomer.
Deux familles albanaises en demande d'asile ont pu être installé provisoirement dans la maison aux volets bleu, grâce à l'association Acarm solidaires des exilés : l'association s'occupe de la famille et les intègre peu à peu dans le tissu social du hameau avec la scolarisation des enfants, l'apprentissage du français pour les parents et les démarches administratives pesantes auprès des instances de l'Etat, Engomer..
Les Pyrénées vues depuis la ferme Le Cap de la Goutte : exploitation biologique en traction animale, elle accueille de nombreux woofers du monde entier venus se former et expérimenter une autre façon de vivre.
Le hangar des vieilles mécaniques de Roberto, fermier attaché à pouvoir tout réparer lui-même
Roberto, venu de Suisse 20 ans auparavant a créé avec sa femme Veronika le Cap de la Goutte fondée sur les valeurs de partage, du collectif, du respect de l'environnement et de l'esprit Steiner.
De nombreux animaux vivent à la ferme et notamment les chevaux, qui contribuent aux travaux des champs.
Ici tout se construit et se déconstruit : maquettes, jeux d'enfants de passage et cabanes provisoires sont à l'image de la ferme, l'oeuvre de tous et pour tous.
Jessica, costaricienne, arrivée avec son mari et leur fille au Cap de la Goutte. Créatrice de bijoux artisanaux en matériaux naturels, elle participe à toutes les activités de la ferme. Elle a trouvé en Ariège la luxuriance naturelle de son pays d'origine et des conditions de vie meilleures.
Le mari de Jessica travaille à la ferme et rend service sur de nombreuses tâches quotidiennes tout en travaillant avec la Commune pour entretenir les chemins.
Une forêt du Couserans, non loin de Montbrun-Bocage, à côté du dominicale de Marie-Claude du Collectif de Montbrun pour les exilés : les militants en milieu rural sont dispersés, mais se retrouvent dans les marchés de pays pour organiser leurs actions auprès des migrants, parfois clandestins.
Chez un militant du collectif Montbrun, une poupée de chiffon git au sol, parmi de vieux cageots : situation anecdotique, à l'image des tragédies vécues par les familles abandonnées à leur sort ou sous OQTF.
Extérieur d'un logement d'urgence, fourni par le 115, où vit une mère pakistanaise et ses enfants : fin de la trêve hivernale. Ils vont partir, aidés et accompagnées par le collectif Montbrun vers une famille d'accueil pour une durée temporaire.
La mère pakistanaise se préparer à quitter les lieux du bâtiment abandonné mis à disposition par le 115 pour l'hiver.
Ailleurs, vers Carla-Bayle, une autre famille venue d'Angola a trouvé refuge grâce au collectif Montbrun et l'aide la mairie, dans les bureaux d'une usine désaffectée.
Les quatre enfants sont scolarisées au Carla-Bayle. La vie reste très compliqué, car sans moyen de locomotion, toutes les distances paraissent très importante pour le moindre déplacement. Cette famille entourée par les militants du collectif, reste très isolée.
Tous les dimanches, Bernard tient le stand du collectif Montbrun avec Marie-Claude, pour tenter de sensibiliser les passants à cette cause. Il apporte ensuite les invendus du marché aux Angolais avec sa vieille camionnette.