Dalanda a fui la Guinée Bissau seule avec 5 enfants. La traversée de la Méditerranée, une période de vie en Espagne, puis l'Ariège jalonnent son parcours de femme migrante, tout juste régularisée après 2 ans au CADA du Carla-Bayle, 2019.
Vue des fenêtres de l'organisme où elle suit des cours de français obligatoires dans le cadre de sa régularisation, 2019
Son passage au CADA lui a permis de rencontrer Benoît, apiculteur du coin, auprès de qui elle a pu avoir une activité régulière dans le cadre de "Planter pour s'implanter", Daumazan sur Arize, 2019
Dalanda a vécu deux ans au CADA du Carla-Bayle avec ses enfants. C'est le plus ancien CADA de France. Il accueille en majorité des femmes et des enfants, 2019
En danger dans son pays, Dalanda a réussi à changer son destin pour elle et sa famille. Aujourd'hui, elle vit et travaille à Foix, tous ses enfants parlent parfaitement le français et suivent un cursus scolaire et universitaire classique. Sortie de l'ornière et de l'incertitude, elle fait des ménages pour gagner sa vie et reste très isolée, Foix, 2020.
Romain, bénévole d'Acarm, association solidaire de la cause des exilés, discute avec Mamadou, relogé par l'association dans un appartement de Saint-Girons avec sa famille, Saint-Girons, 2019.
En colocation dans un hameau, non loin de St-Girons, Romain s'implique dans une vie locale : il développe avec des amis des initiatives autour du vélo : mobilité, mais aussi outil magique de communication, il met en place un projet de vélo messager, troubadour, festif qui circulerait sur les petites routes, dans les Bourgs et le centre ville de Saint-Girons pour annoncer des nouvelles ou rassembler grâce à une performance musicale, 2020.
Le Salat et la grande place arborée de Saint Girons où se tient le célèbre marché hebdomadaire : lieu de rencontre entre les producteurs, les habitants, les réseaux et collectifs associatifs de solidarité, 2019.
Venu, du Nord de la France, Romain a d'abord beaucoup voyagé, notamment à vélo et travaillé en association en Afrique. Ayant connu la rue, il est très impliqué dans sa vie citoyenne à St-Girons : membre de l'association Acarm, il est aussi actif pour sortir les jeunes de l'impasse et leur redonner l'accès à la culture et le goût du bien-être, 2019.
Vue du marché d'Engomer, un hameau très actif auprès des migrants, fidèle à l'esprit fraternité des montagnes Pyrénéennes qui sont un seuil historique de passages d'exilés, 2020.
Le Stand d'Acarm, tenu par une demandeuse d'asile protégée, logée et accompagnée par l'association, marché d'Engomer, 2020.
Deux familles albanaises en demande d'asile ont pu être installé provisoirement dans la maison aux volets bleu, grâce à l'association Acarm solidaires des exilés : l'association s'occupe de la famille et les intègre peu à peu dans le tissu social du hameau avec la scolarisation des enfants, l'apprentissage du français pour les parents et les démarches administratives pesantes auprès des instances de l'Etat, Engomer, 2021.
Les Pyrénées vues depuis la ferme Le Cap de la Goutte : exploitation biologique en traction animale, elle accueille de nombreux woofers du monde entier venus se former et expérimenter une autre façon de vivre, 2019.
Le hangar des vieilles mécaniques de Roberto, fermier attaché à pouvoir tout réparer lui-même, Camarade, 2019.
Roberto, venu de Suisse 20 ans auparavant a créé avec sa femme Veronika le Cap de la Goutte fondée sur les valeurs de partage, du collectif, du respect de l'environnement et de l'esprit Steiner.
De nombreux animaux vivent à la ferme et notamment les chevaux, qui contribuent aux travaux des champs.
Ramassage des foins collectif en traction animale, 2019.
Jessica, costaricienne, arrivée avec son mari et leur fille au Cap de la Goutte. Créatrice de bijoux artisanaux en matériaux naturels, elle participe à toutes les activités de la ferme. Elle a trouvé en Ariège la luxuriance naturelle de son pays d'origine et des conditions de vie meilleures, 2021.
Le mari de Jessica travaille à la ferme et rend service sur de nombreuses tâches quotidiennes tout en travaillant avec la Commune pour entretenir les chemins, 2019.
Sébastien, ancien traducteur est venu de Belgique avec sa femme et leurs deux enfants pour se lancer dans la vie paysanne : il reprend l'activité boulangerie du Cap de la Goutte, 2019.
En transition, Lucie, sage-femme de profession, jette toute son énergie dans l'apprentissage cher Veronika et Roberto, lesquels forment chaque années de nombreux wwoofers de tous horizons et souvent étrangers, 2019.
Rencontre avec Bernard chez lui, militant et homme engagé depuis toujours pour la cause des migrants, grand lecteur, aidant, il est membre actif du Collectif Montbrun, réseau informel d'aide aux exilés quelle que soit leur condition, Berat, 2019
Une forêt du Couserans, non loin de Montbrun-Bocage, à côté du domicile de Marie-Claude du Collectif de Montbrun pour les exilés : les militants en milieu rural sont nombreux, enracinés et proches les uns des autres : ils se retrouvent dans les marchés de pays pour organiser leurs actions auprès des migrants, parfois clandestins, 2019.
Chez Bernard, une poupée de chiffon git au sol, parmi de vieux cageots : situation anecdotique, à l'image des tragédies vécues par les familles abandonnées à leur sort ou sous OQTF, 2019.
Extérieur d'un logement d'urgence, fourni par le 115, où vit une mère pakistanaise et ses enfants : fin de la trêve hivernale. Ils vont partir, aidés et accompagnés par le collectif Montbrun chez une famille d'accueil pour une durée temporaire, Saverdun, 2019.
La mère pakistanaise se préparer à quitter les lieux du bâtiment abandonné mis à disposition par le 115 pour l'hiver.
Bernard a accompagné cette mère de famille angolaise à un rendez-vous médical à Pamiers. Il s'occupe de cette famille relogée, dans les bureaux d'une usine désaffectée, à quelques kilomètres du village de Carla-Bayle, 2019.
Ll'ameublement est sommaire : ce n'est pas l'espace qui manque, mais c'est un logement insolite, très mal isolé de la chaleur et du froid, en attendant que la situation s'éclaircisse, 2019.
Les quatre enfants sont scolarisés au Carla-Bayle. La vie reste très compliquée, car sans moyen de locomotion, toutes les distances paraissent très importantes au moindre déplacement. Cette famille entourée par les militants du collectif, reste très isolée, Carla-Bayle, 2019.
Tous les dimanches, Bernard tient le stand du collectif Montbrun avec Marie-Claude, pour tenter de sensibiliser les passants à cette cause. Il apporte ensuite les invendus du marché aux Angolais avec sa vieille camionnette, 2019.